Article publié sur le site "Village Justice" le 26/05/2015.

On trouve sur internet des propositions de traductions assermentées, à des tarifs parfois avantageux, effectuées par des traducteurs étrangers. Il y a en France un certain flou juridique sur la validité de ces traductions. Voici ce qu'il est nécessaire de vérifier :

1 - Le traducteur est assermenté dans son pays et vous avez vérifié que c'est vrai (plus difficile que pour un français, où il suffit de consulter les listes sur le site de la Cour de Cassation).

2 - Ce traducteur est dans un pays de la communauté européenne (la traduction sera refusée sinon).

3 - Le demandeur (l'administration ou l'organisme qui vous demande la traduction assermentée) accepte les traductions assermentées certifiées à l'étranger. Parfois on vous demandera une légalisation supplémentaire.

4 - Le demandeur indique qu'il n'est pas nécessaire que l'original soit tamponné / signé par l'expert (à moins que vous acceptiez d'envoyer vos originaux à l'étranger).

5 - L'économie potentielle justifie risques et complications.

6 - Vous n'aurez pas besoin par la suite de cette traduction pour un autre demandeur (qui pourrait se montrer moins souple).

Si vous avez répondu "non" à une seule de ces questions, nous vous conseillons de faire appel à un traducteur assermenté inscrit sur une liste dressée par une Cour d'Appel Française.

Bien que les administrations françaises se montrent pointilleuses avec les traductions émanant de l'étranger, l'inverse n'est pas vrai. Nous n'avons jamais eu de refus avec nos nombreuses traductions parties vers l'Espagne, l'Amérique latine et les pays francophones.

Exemple de cas qui fonctionne : dans un dossier de succession, le demandeur est un Notaire espagnol. Il acceptera aussi bien le travail d'un traducteur assermenté espagnol que français.